Les actions de la BVD

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DE LA MALADIE

 

PLAN D’ÉRADICATION NATIONAL

Un arrêté ministériel fixant les mesures de surveillance et de lutte contre la BVD, paru le 1er août 2019, constitue une première étape vers l’éradication de cette maladie avec :

  • L’attribution d’un statut BVD aux bovinés.
  • Le déploiement d’un dispositif de surveillance. Avec 2 schémas de dépistage proposés, aux choix des nouvelles régions :
    • Surveillance par dépistage sérologique d’un lot représentatif d’animaux (recherche d’anticorps dans le sang).
    • Surveillance par biopsie auriculaire via le bouclage de tous les veaux nés (recherche du virus sur cartilage auriculaire).
  •  La généralisation de l’assainissement des troupeaux infectés par l’élimination des IPI.

 

PLAN D’ÉRADICATION DANS LES PYRENEES-ATLANTIQUES

Dans notre département nous avons, depuis plusieurs années déjà, proposé aux éleveurs adhérents au GDS  plusieurs actions BVD comme le contrôle à l’achat, le dépistage annuel à la prophylaxie pour les élevages laitiers et allaitants. Avec un accompagnement technique et financier pour les élevages touchés par la maladie via les plans de lutte BVD.

Ces actions contre la BVD ont permis en 5 ans de passer de 16% de cheptels positifs à 11%. L’arrêté ministériel va permettre d’accélérer les choses en rendant obligatoires le dépistage généralisé et la mise en place du plan d’assainissement en cas d’infection.

 

RÉSULTATS DE L’ACTION

BVD : devenir des bovins dépistés PCR positifs à l’achat en 2019

La campagne BVD 2018/2019 nous montre encore une amélioration de la situation sanitaire vis-à-vis de cette maladie. En effet la séroprévalence et l’incidence chutent d’encore 1 point, ce qui est annuel depuis le début de l’action BVD allaitant. Géographiquement on s’aperçoit que la zone de transhumance s’assainit petit à petit avec plusieurs cantons qui en 2017/2018  étaient à plus de 15% de séroprévalence et qui passent à moins de 10.%.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LE DÉPISTAGE DANS LES PYRENEES-ATLANTIQUES

Avant la campagne 2019/2020, le dépistage BVD était proposé au adhérents du GDS ; sur le sang pour les ateliers allaitants et sur le lait pour les laitiers.

Avec la réglementation BVD nationale, le dépistage BVD devient obligatoire pour tous  les détenteurs de bovin. Ainsi les élevages non adhérents seront dépistés à la prophylaxie par le vétérinaire.

Le choix du dépistage par sérologie (recherche d’anticorps) comme moyen de mise en évidence d’une circulation du virus,  s’est imposé dans notre département, suite aux différentes actions menées par notre structure et notamment l’action BVD allaitant qui nous a permis depuis 2015 d’avoir une cartographie annuelle de la circulation du virus.

Le dépistage sérologique s’est aussi imposé majoritairement dans la région Nouvelle-Aquitaine.

 

LE PLAN D’ASSAINISSEMENT DANS PYRENEES-ATLANTIQUES

Le plan d’assainissement BVD devient obligatoire pour tout détenteur de bovin dont le dépistage BVD à la prophylaxie montre un résultat défavorable (positif).

Le plan d’assainissement BVD est subventionné par le GDS pour ses adhérents, sauf dans le cas où l’élevage aurait eu un dépistage BVD positif la campagne précédente sans mettre en place le plan d’assainissement. Cette condition a été votée lors du Conseil d’Administration de décembre dernier.

Dans ces conditions, le GDS 64 prend en charge 80 % des frais d’analyses et des frais de prélèvements vétérinaires. Une aide à la vaccination est également allouée, dès lors que le protocole est respecté et une aide à l’élimination des IPI est accordée lorsque ceux-ci sont rapidement réformés.

Dans le 64, le protocole du plan d’assainissement BVD est  volontairement le même que celui déjà proposé par le GDS depuis plusieurs années dans l’action BVD allaitant. Car il a montré son efficacité  et sa rapidité d’assainissement, notamment grâce à la vaccination du troupeau reproducteur et la recherche d’IPI sur les naissances.

Depuis 2 ans déjà, à la demande de certains éleveurs,  il a été décidé de proposer une alternative au dépistage sur les jeunes par prise de sang (bovins de moins de 3 mois + naissances durant un an), en réalisant un bouclage auriculaire des animaux. Jusque-là une boucle spécifique était utilisée. Depuis cette campagne un travail conjoint entre l’EDE et le GDS a permis de proposé aux éleveurs directement la commande de boucles TST officielles permettant d’identifier réglementairement les animaux et de prélever un morceau de cartilage auriculaire sur lequel la PCR peut être effectuée. Suite à l’ouverture du plan d’assainissement BVD, l’éleveur a le choix de commander les boucles d’identification TST directement à l’EDE via un formulaire envoyé par le GDS. L’éleveur reçoit à la maison les boucles TST et des enveloppes pré-affranchies afin d’envoyer directement l’échantillon au LPL de Lagor.

ATTENTION, les échantillons doivent être envoyés sous 24 h maximum  et conservés au réfrigérateur avant envoi. Les boucles officielles « classiques », déjà en stock chez l’éleveur, doivent être gardées et seront utilisées au bout de l’année de recherche d’IPI.

 

 

 

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