09 Avr 2020

COVID-19 / Une surveillance sanitaire des troupeaux maintenue et Interdiction de rassemblements à l’occasion des départs de transhumance

8 Avril 2020

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

COVID-19
Une surveillance sanitaire des troupeaux maintenue et
Interdiction de rassemblements à l’occasion des départs de transhumance

 

La situation actuelle en matière sanitaire liée au virus COVID-19 qui circule en France nécessite la vigilance, la protection et l’engagement de tous pour respecter les mesures mises en place par le Gouvernement.

L’application de ces mesures doit se concilier avec la protection d’autres enjeux tels que la sécurisation de l’approvisionnement alimentaire, la préservation de la santé animale dans un contexte de soutien des filières d’élevage et des activités économiques.

Dans ce cadre, la direction départementale de la protection des populations (DDPP) et le Groupement Sanitaire de Défense du département souhaitent informer les éleveurs et filières des Pyrénées-Atlantiques, des priorités fixées en matière de surveillance sanitaire des troupeaux, partagées avec l’ensemble des partenaires (vétérinaires, laboratoires d’analyses).

Les cheptels transhumants, bovins comme petits ruminants, devront être à jour de leurs prophylaxies annuelles pour monter en estive :

  • pour les bovins : tuberculose, brucellose, leucose, IBR ;
  • pour les petits ruminants : brucellose, agalactie, ECB.

En effet, les enjeux sanitaires du département nécessitent de garantir les statuts des troupeaux avant leur mise en commun.

Pour ce faire, les vétérinaires sanitaires sont mobilisés pour assurer les dépistages obligatoires, dans le respect des gestes barrières et des règles de distanciation qui s’imposent, et les
interventions pourront être refusées, notamment par les vétérinaires intervenant en élevage, si les conditions de protection et de biosécurité pour tous ne sont pas réunies.

Les éleveurs qui transhument pour la première fois en 2020, sont invités à se signaler avant le 15 avril auprès de l’Établissement Départemental de l’Élevage (05 59 80 70 11) pour être informés des modalités à respecter en matière de déclaration et de notifications de mouvements.

Pour les cheptels non-transhumants et pour les autres espèces animales (porcins notamment), les prophylaxies pourront être maintenues sous réserve de disponibilité des vétérinaires et de respect des mesures de protection. Selon l’évolution de la situation, les dates de fin de campagnes pourront être reportées par arrêté préfectoral, sans pour autant envisager de renoncer à la réalisation des dépistages qui permettent d’assurer un haut niveau sanitaire pour les troupeaux du département.

De la même façon, les contrôles réguliers en élevage avicole (salmonelles) doivent continuer à être menés par les vétérinaires et les exploitants.

D’autres surveillances sanitaires liées aux contrôles des mouvements nationaux, des échanges et exports d’animaux vivants restent également obligatoires telles que, pour les bovins :

  • la vaccination FCO et les sérologies IBR pour les échanges/exports ;
  • le dépistage tuberculose à la sortie des cheptels classés à risque ;
  • le contrôle IBR à l’introduction (entre le 15e et le 30e jour après livraison) ou à la sortie des cheptels non qualifiés indemnes (dans les 15 jours précédant la sortie) ;
  • les vaccinations IBR.

En revanche, les dépistages suivants peuvent être adaptés pour limiter les interventions des vétérinaires et tenir compte des capacités d’analyse des laboratoires.

Ainsi, pour les bovins :

  • les analyses pour les plans Néosporose, Paratuberculose et Besnoitiose demandées dans le cadre des plans de lutte du GDS sont à différer ;
  • pour les élevages en « garantie de cheptel Paratuberculose », l’analyse est programmée dans le cadre de la prophylaxie ;
  • pour la BVD :
    • Les prélèvements dans le cadre des plans de lutte BVD (recherche des IPI avec prélèvements sanguins faits par les vétérinaires) seront reportés à la levée du confinement ;
    • Les éleveurs en plan de lutte avec bouclage auriculaire devront, eux, poursuivre les prélèvements, mais les stocker au congélateur (à une température inférieure à -18°C pendant 12 semaines maximum) jusqu’à la levée du confinement ;
    • En l’absence de dépistage des IPI, la vaccination BVD reste de fait une priorité pour éviter la naissance d’IPI, cette vaccination étant réalisée par les éleveurs eux-mêmes ;
    • Pour les prélèvements BVD nécessitant des prélèvements particuliers, en dehors des prises de sang de la prophylaxie, les prélèvements sur les génisses et les veaux de ces élevages sont donc à poursuivre s’ils sont prévus sur le DAP, dans la limite des possibilités des vétérinaires en respectant les gestes barrières et si la contention est facile. Si ce n’est pas le cas, le mot d’ordre du GDS est de ne pas faire les prélèvements.

Pour les petits ruminants :

  • Les analyses Brucellose, Agalactie et ECB sont maintenues ;
  • Les prélèvements de lait pour recherche agalactie par PCR, réalisés par les vétérinaires pour les éleveurs fermiers et les éleveurs « viande » doivent également être réalisés ;
  • La prophylaxie pour la Border Disease sur sang (agnelles à prélever) est pour le moment reportée ;
  • L’analyse paratuberculose caprine est reportée à l’année prochaine.

Enfin, si la transhumance sera bien autorisée en tant qu’activité agricole essentielle, les rassemblements de personnes assistant aux départs de transhumance seront interdits du
fait des mesures de confinement.

En complément des interventions de surveillance sanitaire, la DDPP, en liaison avec les partenaires sanitaires, continue à assurer de manière prioritaire la gestion des suspicions et des foyers de maladies, en particulier en matière de lutte contre la tuberculose bovine.

En cas de question ou de difficulté, les éleveurs sont invités à prendre contact avec leur vétérinaire.

La DDPP (ddpp@pyrenees-atlantiques.gouv.fr) et le GDS 64 (gds64@reseaugds.com ; 05.59.80.70.04) restent également mobilisés pour répondre à vos questions.

[Haut]