Les actions de la BVD

/ / VOIR LES CARACTÉRISTIQUES
DE LA MALADIE

 

A ce jour, le GDS 64 finance pour ces adhérents, 3 actions collectives :

  • Le contrôle à l’achat BVD. 
  • Le dépistage sérologique BVD dans le lait pour les élevages laitiers.
  • Le dépistage sérologique BVD pour les élevages allaitants.

 

ACTION 1 -> LE CONTROLE A L’ACHAT BVD

Tout bovin introduit, quelque soit l’âge, doit être contrôlé en BVD.

L’analyse virologique permet de détecter la présence du virus dans le sang de l’animal et ainsi détecter les I.P.I.

L’analyse BVD PCR à l’introduction est indemnisée à 100 % pour les adhérents au GDS 64.

En 2017, 8 836 bovins ont été contrôlés, soit 87 % des introductions.

Tous les ans, on déplore une quarantaine d’élevages contaminés par l’introduction d’un bovin porteur du virus. Il faut être très vigilant et contrôler l’animal chez le vendeur si le transport se fait directement, sinon réaliser la quarantaine avant le mélange à tout le cheptel. Notamment dans les cas d’introductions de petits veaux, ne pas hésiter à isoler la tante nourricière de préférence non gestante avec le nouvel introduit en attendant les résultats des analyses.

 

ACTION 2 -> LE DEPISTAGE BVD LAIT

 

Pour les élevages laitiers livreurs et non connus positifs en BVD, le contrôle annuel se fait sur le lait de tank. Une sérologie de lait de grand mélange est réalisée 3 fois par an (avril, juillet et décembre) par le CIALSO d’Auch. Les résultats sont communiqués aux élevages une fois par an par le GDS, en janvier.

Si au cours de la campagne, un résultat démontre une augmentation du taux d’anticorps dans le lait,  l’éleveur et le vétérinaire sont avertis. Il est nécessaire à ce moment là de rechercher sur le sang si la circulation du virus BVD est avérée. Si c’est le cas, le plan de lutte BVD est alors proposé à l’éleveur.

BILAN 2016

Sur l’année 2016, 590 élevages laitiers adhérents ont été testés en BVD sur le lait.

  • 70 % ressortent indemnes.
  • 24 élevages ont présentés un résultat positif, dont 21 ont été confirmés en circulation récente par le sang.
  • 10 élevages ont souhaité assainir leur troupeau.

 

 

 

 

 

ACTION 3 -> LE DEPISTAGE BVD ALLAITANT

 

 

Le dépistage des cheptels allaitants continue sur le sang, tous les ans, au moment de la prophylaxie pour les adhérents. Le dépistage est réalisé en sérologie de mélange sur 10 bovins maximum afin de déterminer  si le virus circule.

Le protocole est adapté tous les ans en fonction des résultats de l’année précédente pour chaque élevage.

Et bien entendu, le plan BVD est proposé dès lors que la maladie est dépistée. L’éleveur reçoit ses résultats par un courrier du GDS.

BILAN 2016/2017

73 %  d’élevages bovins dépistés

Incidence 6 % : 154 élevages nouveaux positifs  /  96 plans signés => 67 PCR + trouvés

Séroprévalence 13 % : 372 élevages où le virus circule

  •            – 200 élevages en Plan BVD
  •            – 40 ne font que de la vaccination
  •            – 130 ne font rien !!!

 

 

LE PLAN DE LUTTE BVD

Le plan de lutte BVD existe depuis plusieurs années au GDS. Ils est fortement recommandé à tous les élevages touchés par la maladie. Il permet d’assainir les troupeaux mais aussi de protéger les cheptels sains, notamment lors de la transhumance par la protection vaccinale. On observe moins de pertes de production sur les élevages choisissant l’assainissement par le plan.

RAPPEL DU PROTOCOLE PLAN BVD VACCINALBVD = bombe à ipi

  • VACCINATION DU CHEPTEL REPRODUCTEUR : permet de protéger les gestations. Un rappel vaccinal annuel.
  • RECHERCHE ET ELIMINATION DES IPI (Infecté Permanent Immunotolérant) : sur les génisses de renouvellement et les veaux à naître pendant 1 an suivant la première vaccination du troupeau reproducteur. Si des animaux viropositifs sont détectés il convient de les éliminer.

 

BILAN 2016/2017

  •  320 plans BVD actifs au GDS
  • 110 plans ouverts sur la campagne
  • 40 plans clôturés car assainissement du troupeau

 

 

RESULTATS DE L’ACTION

Le virus BVD circule toujours très largement dans notre département encore cette campagne. La transhumance, les élevages positifs qui ne font rien, et la non-information des élevages en contact, accentuent considérablement les nouvelles contaminations.

Le plan de lutte fait ses preuves : la vaccination rapide après la découverte de la circulation virale couplée à la détection des IPI sur toutes les gestations à risque, permettent de restreindre largement les pertes de production dans les élevages touchés. Le plan est extrêmement bien aidé financièrement par le GDS avec 80% de prise en charge sur les prélèvements et les analyses, et 5 euros par dose de vaccin BVD.

 

La réglementation nationale BVD arrive en 2018, les arrêtés préfectoraux sont attendus. Dès lors, les élevages bovins français auront 4 ans pour appliquer les mesures de lutte sanitaire d’éradication de la BVD.

Le dépistage systématique, l’obligation d’assainissement quand un élevage est touché, la garantie bovin non IPI pour la circulation des animaux, l’élimination des I.P.I sous 15 jours, vont devenir obligatoires.

Notre département est déjà bien sensibilisé à la problématique BVD, les dépistages en place depuis plusieurs années permettent d’avoir une vision assez claire de la contamination.

Nous ne devons pas relâcher nos efforts et tendre vers un département plus sain possible, avec le moins d’IPI, pour gérer au mieux la réglementation nationale à l’échéance de 2022.

[Haut]