Les actions de la BVD

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DE LA MALADIE

 

A ce jour, le GDS 64 finance pour ces adhérents, 3 actions collectives :

  • Le contrôle à l’introduction BVD. 
  • Le dépistage sérologique BVD dans le lait pour les élevages laitiers.
  • Le dépistage sérologique BVD pour les élevages allaitants.

 

ACTION 1 -> LE CONTROLE A L’INTRODUCTION BVD

Toute introduction de bovins dans un cheptel est un risque potentiel d’introduire également des maladies dans son troupeau. C’est pourquoi, lors des achats, certains contrôles sont obligatoires, et d’autres très fortement recommandés, comme le dépistage de la BVD.

L’analyse réalisée pour le contrôle à l’achat BVD (financé par le GDS à 100 % pour ses adhérents) est une PCR sur prélèvement de sang. Cette technique permet de savoir si l’animal est porteur du virus au moment de la prise de sang.

Lorsqu’un animal est dépisté positif en PCR, le GDS contacte l’éleveur acheteur, le vendeur et les vétérinaires pour les informer et envisager une stratégie de protection et de lutte contre la maladie. Un suivi des bovins positifs en PCR est également mis en place.

Sur la dernière campagne 60 % des bovins achetés ont été testés en PCR BVD. C’est un résultat correct mais qui souligne quand même que plus d’un tiers des bovins introduits n’ont pas eu de contrôle BVD…

 

 

ACTION 2 -> LE DEPISTAGE BVD LAIT

Depuis 2008, le dépistage BVD sur lait de tank est proposé aux éleveurs bovins lait adhérents.

3 laits de tank sont analysés en sérologie (recherche d’anticorps) par cheptel et par an. Si une augmentation conséquente du taux d’anticorps dans le lait est observée entre 2 analyses, le GDS prévient automatiquement l’éleveur du résultat, et des analyses complémentaires lui sont préconisées. Cela pouvant déboucher sur un plan de lutte si la circulation du virus est confirmée dans le cheptel.

Pour la campagne 2018, le nombre de cheptels classés en catégories C (en séroconversion) et D (contaminé), continuent de diminuer pour atteindre le taux le plus bas depuis la mise en place de l’action (4 élevages avec un statut C et 21 en statut D). Par ailleurs, on notera que le nombre de troupeaux dépistés continue de diminuer également.  Cette baisse est malheureusement liée à une conjoncture toujours défavorable pour la filière laitière départementale qui induit des cessations d’activité régulières.

 

ACTION 3 -> LE DEPISTAGE BVD ALLAITANT

Le dépistage dans les élevages allaitants adhérents permet, comme le dépistage lait, de détecter précocement les cheptels en début de circulation virale, afin d’agir le plus en amont possible.

Ce sondage est réalisé en sérologie de mélange sur un maximum de 10 bovins « sentinelles ».

Le protocole continue d’évoluer, puisque sur la campagne 2017/2018, le choix a été fait d’y intégrer les petits détenteurs (cheptels de moins de 5 bovins).

Les résultats sont envoyés par le GDS aux éleveurs. Si le résultat du dépistage est positif, l’éleveur doit contacter rapidement le GDS et son vétérinaire, afin d’envisager la mise en place d’un plan d’assainissement dans son élevage, subventionné par le GDS.

La campagne 2017/2018 a encore montré une bonne participation au dépistage puisque 83 % des cheptels ont été analysés. Le nombre de cheptels séropositifs a légèrement diminué, passant de 13 % lors de la campagne précédente à 10 % cette année. En revanche, le pourcentage des cheptels nouvellement contaminés (incidence) reste identique à la campagne passée (6 %).

On notera que la totalité des petits détenteurs dépistés s’est avérée négative.

 

 

LE PLAN DE LUTTE BVD

Le plan de lutte est subventionné par le GDS, avec une prise en charge des frais d’analyses et des prélèvements vétérinaires. Une aide à la vaccination est également allouée, dès lors que le protocole est respecté et une aide à l’élimination des IPI est accordée lorsque ceux-ci sont rapidement réformés.

RAPPEL DU PROTOCOLE PLAN BVD VACCINALBVD = bombe à ipi

  • VACCINATION DU CHEPTEL REPRODUCTEUR : permet de protéger les gestations. Un rappel vaccinal annuel.
  • RECHERCHE ET ELIMINATION DES IPI (Infecté Permanent Immunotolérant) : sur les jeunes non vaccinés et les veaux à naître pendant 1 an suivant la date de première vaccination du troupeau reproducteur. Si des animaux viropositifs sont détectés il convient de les éliminer.

 

 

A la demande de certains éleveurs, et en vue d’anticiper la mise en place du programme d’éradication de la BVD au niveau national, il a été décidé de proposer une alternative au dépistage sur les jeunes par prise de sang (bovins de moins de 3 mois + naissances durant un an), en réalisant un bouclage des animaux avec une boucle spécifique. Cette dernière permet de prélever un morceau de cartilage sur lequel la PCR peut être effectuée.

 

 

 

BILAN 2017/2018

  • 113 nouveaux plans ouverts (seulement 37 % des élevages positifs) dont 17 ayant choisi le dépistage par bouclage auriculaire
  • 31 plans fermés

Soit un nombre de plans actifs = 409 / 15 % des élevages en plan de lutte ont détectés des PCR +

 

 

RESULTATS DE L’ACTION

Les différents dépistages mis en place démontrent que le virus de la BVD continue de circuler activement sur le département. Le sud des Pyrénées-Atlantiques reste la zone la plus touchée avec des taux de séroprévalence (pourcentage de positifs) par canton évalués entre 15 et 25 %.

La transhumance, les contacts entre bovins sur les parcelles mais aussi les élevages positifs qui ne font rien ainsi que le manque de communication entre éleveurs d’un même secteur sont des éléments qui  favorise cette circulation.

Par ailleurs, les cheptels qui jouent le jeu et mettent en place un plan de lutte en partenariat avec le GDS 64 et leur vétérinaire, rapidement après avoir eu connaissance d’un dépistage positif, limitent nettement l’impact de la maladie. Une intervention précoce permet un assainissement plus rapide : en moyenne, il faut 2 à 3 ans pour atteindre l’objectif de l’assainissement.

 

Cela fait maintenant cinq ans que le dépistage généralisé visant à lutter contre la BVD est mis en place au niveau départemental. Les résultats observés nous permettent de prendre un certain recul vis-à-vis de la maladie et de déterminer les marges de progression à venir.  Avec 35 % d’élevages positifs qui mettent en place un plan de lutte, il va sans dire que l’objectif prioritaire reste la sensibilisation de nos adhérents sur les conséquences que peut avoir la BVD. Il est donc primordial de poursuivre nos efforts en ce sens.

Par ailleurs, cette action nous a permis de faire baisser le taux de cheptels positifs, passant d’un taux de 16 % la première année, à 10 % lors de la campagne 2017/2018, et une incidence évaluée entre 6 et 7 % depuis 3 ans. Ces derniers résultats démontrent qu’un « seuil plancher » est atteint, probablement favorisé par l’aspect non obligatoire de la maladie.

Aujourd’hui, nous pouvons affirmer que nous avons une vision assez bonne de la circulation de BVD sur le département grâce à ces dépistages collectifs. Cela va nous permettre de mieux anticiper l’arrivée prochaine du programme national d’éradication de la maladie.

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