Caractéristiques de la Besnoitiose

/ / VOIR LES ACTIONS

 

La besnoitiose est due à une piqure d'insecte

Cette maladie vectorielle affectant les bovins est liée à un parasite du groupe des coccidies (besnoitia besnoiti). Elle est assez répandue dans certains départements français. Les symptômes de cette maladie complexe sont  caractéristiques et peuvent être source de problèmes économiques importants pour les cheptels.

En 2016, plusieurs élevages ont été diagnostiqués porteurs de besnoitiose sur le département des Pyrénées-Atlantiques. Le GDS 64 a souhaité mettre en œuvre les moyens nécessaires pour contenir l’émergence de cette maladie contagieuse. Pour cela, un suivi individualisé des élevages touchés a été mis en place. De plus, des investigations complémentaires (sondages sérologiques), ont été réalisées sur les élevages voisins volontaires afin de s’assurer de l’absence de nouvelles contaminations. Un important travail de sensibilisation a également été effectué (réunions sur les secteurs touchés, articles de presse…).  Ce travail se poursuit aujourd’hui, avec la mise en évidence récente de nouveaux cas…

LA MALADIE

La besnoitiose est une maladie parasitaire qui peut toucher tous les types de troupeaux (viande/lait, toute race confondue), et qui se transmet :Besnoitiose Transmission

  • Par voie naturelle, par certains insectes piqueurs, en particulier les taons ou les stomoxes (mouches piqueuses que l’on rencontre couramment sur les exploitations).
  • Par voie artificielle si les aiguilles ne sont pas renouvelées entre chaque bovin [traitement à la chaîne (antiparasitaire, vaccin…)].

Elle peut se manifester sous plusieurs formes selon les individus contaminés et le stade d’évolution de la maladie. Certains bovins vont connaître des signes cliniques importants pouvant donner lieu à la mort de l’animal, d’autres seront porteurs sans signes cliniques visibles. Les bovins contaminés pouvant porter la maladie pendant 10 ans. Les symptômes, lorsqu’ils sont présents, apparaissent dans un délai très variable allant de deux semaines minimum jusqu’à plusieurs mois. Ils sont en général d’intensité croissante au cours du temps, avec trois phases successives. A ce jour, il n’existe pas de vaccin pour lutter contre la maladie. Pour s’assainir, la seule issue reste la mise en place d’un plan de réformes.

Besnoitiose Kystes

Présence de kystes sur la sclère oculaire

Avant l’âge de 9 à 10 mois, les animaux peuvent se contaminer mais ne sont pas malades. La maladie est présente sur les taureaux sous des formes plus sévères : dans deux tiers des cas, elle engendre une stérilité de l’animal.

 

 

POUR DEPISTER LA BESNOITIOSE :

  • Réalisation d’une prise de sang (Sérologie Elisa / dépistage possible à partir de 6 mois d’âge),

et

  • Identification des animaux porteurs chroniques par examen clinique de la sclère oculaire (vérification de la présence ou non de kystes).

 

QUELLES CONSEQUENCES ECONOMIQUES ?

  • Jusqu’à 10 % de mortalité tous âges confondus et risque d’avortements.
  • Réformes précoces = moins values commerciales (parfois frais d’euthanasie, saisies abattoir).
  • Difficultés de renouvellement (jeunes plus sensibles, stérilité des mâles).
  • Dégradation du niveau génétique (induit par une réforme précoce de nombreuses génisses).
  • Perte de production laitière.

 

QUE FAIRE EN CAS DE DOUTE ?

  • Isoler les bovins suspects des autres animaux, (Isolement strict dans un bâtiment à part lorsque c’est possible),
  • Contacter le vétérinaire traitant afin qu‘il vienne faire des prélèvements sur les vaches malades,
  • Appeler le GDS 64 afin mettre en place un plan de lutte adapté.

 

SITUATION DANS LES PYRENEES-ATLANTIQUES

Plusieurs élevages ont été dépistés porteurs de besnoitiose durant la campagne 2016/2017. Des plans de lutte ont été proposés et ont permis,  pour 5 d’entre eux, de s’assainir rapidement. D’autres, plus fortement touchés, sont toujours dans le cadre de ces suivis individualisés.

Après une période d’accalmie, 2 nouveaux élevages ont été dépistés positifs en fin d’année 2018.

LES INTRODUCTIONS DE BOVINS RESTENT LE FACTEUR DE RISQUE N°1

 

[Haut]