DNC : L’AUTOMNE 2026, DERNIERE FENETRE POUR REVACCINER LES TROUPEAUX
Dans les Pyrénées-Atlantiques, les éleveurs sont appelés à profiter de la campagne d’automne pour renforcer l’immunité de leurs bovins. La vaccination, obligatoire dans certaines zones et prise en charge par l’État jusqu’au 31 décembre 2026, sera interdite à compter du 1er janvier 2027.
Le compte à rebours est lancé. Dans le département, la vaccination contre la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) reste obligatoire jusqu’au 31 décembre 2026 et son coût est pris en charge par l’État jusqu’à cette date. À partir du 1er janvier 2027, la vaccination sera interdite : la campagne d’automne constitue donc la dernière occasion de renforcer l’immunité des troupeaux.
Un rappel réalisé maintenant peut prolonger la protection des animaux de 15 mois. D’après les premiers retours, les réactions secondaires sont par ailleurs généralement moins marquées lors d’un rappel qu’après la première injection.
DES OBLIGATIONS QUI VARIENT SELON LA ZONE
Les règles dépendent du zonage vaccinal de l’exploitation :
- En zone vaccinale 2 (ZV2), la revaccination des cheptels souches est obligatoire à l’automne.
- En zone vaccinale 1 (ZV1), elle reste facultative pour les cheptels souches.
- Dans les deux zones, la vaccination des veaux doit se poursuivre.
Une contrainte technique est à anticiper : un délai minimal de huit mois doit être respecté entre deux injections. Ainsi, des génisses vaccinées en mai ne pourront pas recevoir leur rappel avant la fin de l’année.
EN ZV1 : ANTICIPER LES CONSEQUENCES SUR LES EXPORTATIONS
Certains éleveurs de ZV1 peuvent s’interroger sur l’intérêt d’un rappel alors que leurs animaux sont encore protégés jusqu’en mars 2027. Plusieurs éléments sont à prendre en compte : la revaccination renforce la protection du troupeau, elle reste gratuite jusqu’au 31 décembre et ne sera ensuite plus possible.
Le statut immunitaire aura également des conséquences sur les exportations et sur les mouvements de bovins hors ZV1. À compter du 1er janvier 2027, tout bovin de ZV1 non immunisé — par vaccination ou immunité maternelle — devra faire l’objet d’un contrôle PCR individuel avant exportation ou sortie de zone. Cela pourra notamment concerner des animaux atteignant l’âge de six mois sans avoir été revaccinés avant le 31 décembre. Anticiper le rappel permet donc de limiter le coût, qui incombera aux éleveurs, et les contraintes liés à ces analyses.
EN ZV2 : UN ENJEU COLLECTIF
En ZV2, la mobilisation des élevages pourrait permettre un passage en ZV1 au 1er janvier 2027. À l’inverse, si les conditions de changement de zone ne sont pas réunies (la majorité des élevages a revacciné) les conséquences seraient importantes : l’exportation et la sortie de zone des bovins non immunisés serait interdite (même avec un contrôle PCR).
Les veaux de moins de trois mois au 31 décembre seraient particulièrement concernés, car ils seraient trop jeunes pour être vaccinés à temps. Ils ne pourraient alors pas être exportés avant le 1er septembre 2027.
LES VEAUX : UN POINT DE VIGILANCE
Dans les deux zones, les veaux constituent un maillon sensible du dispositif. Ceux dont l’immunité colostrale disparaîtra entre janvier et septembre 2027 ne pourront plus être vaccinés. Il est donc recommandé de vacciner avant le 31 décembre 2026 les veaux âgés de plus de trois mois.
Deux situations méritent une attention particulière :
- Les bovins nés de mères correctement vaccinées, mais âgés de moins de trois mois au 31 décembre 2026, qui ne pourront pas recevoir de rappel avant l’interdiction.
- Les bovins nés à partir d’avril 2027 de mères vaccinées en janvier 2026 : autour de cinq mois, ils pourraient rencontrer des difficultés d’exportation pendant environ un mois, en août.
TROIS OBJECTIFS POUR LA CAMPAGNE D’AUTOMNE
Sous réserve de l’absence de nouveaux cas de DNC, la levée des mesures est prévue le 1er septembre 2027. D’ici là, la revaccination d’automne répond à trois objectifs :
- Protéger durablement les cheptels ;
- Favoriser le passage de la ZV2 en ZV1 ;
- Limiter les contraintes et les coûts liés aux exportations.
La fenêtre d’action est courte : les éleveurs ont jusqu’au 31 décembre 2026 pour profiter de cette campagne et consolider la protection de leurs troupeaux.
Le Président du GDS, Matthieu BESSOUAT souligne l’importance de poursuivre la vaccination jusqu’au 31/12/2026 car le risque DNC n’est pas totalement écarté à ce-jour » de plus cela permettra aux éleveurs de « faciliter leurs exportations et d’éviter le surcoût des analyses réglementaires restant à leur charge pour les animaux non vaccinés

