Caractéristiques de l’IBR

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Jusqu’en 2006, deux dispositifs de gestion de l’IBR cohabitaient, l’un obligatoire (dépistage en prophylaxie et contrôle à l’introduction), l’autre volontaire (engagement dans la certification IBR, qualification selon un cahier des charges). Le 31 mai 2016, un nouvel arrêté ministériel a été signé dans le cadre de la refonte du dispositif de prévention, de surveillance et de lutte contre la rhinotrachéite infectieuse bovine (IBR).

A terme, les objectifs sont d’obtenir un allègement de la prophylaxie, avec le dépistage de seulement 20 % des animaux de plus de 24 mois, et une réduction des contraintes sanitaires pour les échanges intracommunautaires et l’export.

 

LA MALADIE

Maladie virale (herpès virus) touchant exclusivement l’espèce bovine, elle se traduit essentiellement par une atteinte des voies respiratoires supérieures (écoulement nasal purulent, abattement et forte fièvre supérieure à 40°c), éventuellement des avortements, des métrites et des encéphalites sur les veaux.

La plupart des bovins infectés ne présentent pas de signes cliniques mais ils ne se débarrassent jamais du virus : ce sont des porteurs sains. Ils peuvent être contagieux à tout moment, en particulier au tout début de l’infection et plus tard en cas de réactivation virale provoquée par différents stimuli (traitement aux corticoïdes, vêlage, transport, stress, infestations parasitaires…).

La contamination se fait généralement par contact direct (« mufle à mufle » ou saillie), le virus étant présent notamment dans la salive et la semence. Un troupeau sain se contamine le plus souvent lors de l’introduction d’animaux infectés (achat, prêt ou pension).

La maladie n’étant pas transmissible à l’homme, la viande et le lait des animaux positifs sont consommables.

TRANSMISSION

Le virus BHV-1 se transmet essentiellement par contact direct.

Deux voies de contamination :
Contact « mufle à mufle » : voie principale.
– Saillie.
Transmission vectorielle (seau, cordes, mouchettes…) possible.

SYMPTOMES

  • La forme subclinique (pratiquement sans symptôme) est la plus fréquente.
  • Plus rarement, on peut observer des signes cliniques qui se manifestent essentiellement par des troubles généraux (fièvre, abattement) et respiratoires (écoulement nasal séreux puis mucopurulent), qui sans complications, disparaissent rapidement (15 jours).

L’IBR peut plus rarement provoquer avortements et encéphalites sur de jeunes veaux.

ETAPES DE L’INFECTION

Après contamination, la réaction immunitaire, qui apparaît entre 10 et 35 jours après l’infection, fait cesser les symptômes et l’excrétion virale, mais conduit à une phase de latence du virus.
Les animaux infectés deviennent alors porteurs asymptomatiques ou « porteurs latents » et ne se débarrassent jamais complètement du virus.

Habituellement, ils ne sont pas spécialement contagieux pour les autres bovins. Mais à l’occasion d’un stress important ou si l’immunité devient insuffisante (vêlage, traitement aux corticoïdes, transport, parasitisme pulmonaire…) tout animal infecté est susceptible de réactiver et de ré excréter le virus et de contaminer ainsi les autres animaux du troupeau.

COMMENT REPERER ET QUE FAIRE D’UN ANIMAL PORTEUR DU VIRUS ?

L’animal infecté qu’il soit excréteur ou porteur latent peut être dépisté par sérologie sur prise de sang. Elle met en évidence les anticorps que l’animal a produits contre le virus de l’IBR.
Tout animal séropositif est donc porteur du virus : il peut à tout moment ré excréter et contaminer d’autres bovins.
Pour ne pas courir le risque d’une réactivation, la réforme reste le moyen le plus sûr de contrôle du virus.
Si l’on ne peut pas réformer rapidement l’animal
, il doit être vacciné de manière à diminuer le risque de réactivation du virus et donc de ré excrétion.
Ces mesures (dépistage, réforme et vaccination des positifs) ont été rendues obligatoires par arrêté ministériel du 27 Novembre 2006.

VACCINATION

Une particularité : seuls les animaux déjà connus positifs sont vaccinés.
Les vaccins contre l’IBR, à virus tués inactivés en France, procurent une excellente protection envers les manifestations cliniques de l’infection par le BHV-1. Leur utilisation efficace dans le cadre des plans de lutte contre l’IBR est conditionnée à l’intégration de programmes de vaccinations répétées et bien suivis (respect des protocoles, bonne conservation du vaccin, renvoi du certificat de vaccination fait par le vétérinaire au GDS pour le suivi) et à un ensemble de mesures sanitaires.

IBR, VICE REDHIBITOIRE

Tout bovin présentant une réaction sérologique positive lors du contrôle à l’introduction doit impérativement être restitué au vendeur qui est alors dans l’obligation de le reprendre. Pour cela, la prise de sang doit avoir été réalisée dans les 10 jours suivant la livraison et le vendeur doit être informé dans les 30 jours suivant la livraison.

SITUATION DANS LES PYRENEES-ATLANTIQUES

SITUATION EN FRANCE
IBR Situation en France

IBR Situation en France

PARTICIPATION FINANCIERE DU GDS 64 (POUR SES ADHERENTS)

  • Contrôles à l’achat : prise en charge des analyses.
  • Dépistage des troupeaux allaitants : prise en charge des prélèvements et analyses.
  • Dépistage des troupeaux laitiers : prise en charge des analyses de lait et du dépistage complémentaire en cas de résultat positif sur le lait (prélèvements et analyses).
  • Vaccination des bovins positifs : aide forfaitaire pour les troupeaux infectés à plus de 30 %.
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