Les actions de l’ESB

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DE LA MALADIE

 

Les principales mesures mises en œuvre pour protéger le consommateur et le troupeau bovin français évoluent régulièrement. L’abattage total était un temps obligatoire dès qu’un cas était diagnostiqué dans le troupeau. Aujourd’hui, il est limité à la « cohorte », c’est-à-dire aux animaux nés et élevés au même endroit que le bovin atteint, entre 1 an avant sa naissance et 1 an après, à ses ascendants et à ses descendants.

 

Historique

1989 : Interdiction en France des importations de farines animales en provenance du Royaume Uni.

1994 : L’utilisation des protéines animales dans l’alimentation des ruminants est interdite.

1996 : C’est la « 1ère crise de l’ESB ». Une vingtaine de cas sont diagnostiqués en France et des mesures rigoureuses appliquées comme l’abattage de tous les animaux des exploitations atteintes.

Puis le retrait systématique des « matériaux à risque » (l’encéphale, les yeux, la moelle épinière…) intervient, suivi par la destruction des saisies sanitaires en abattoir et des cadavres d’animaux morts en ferme.

Ces dispositions, en « tarissant » la source de contamination, vont comme prévu se révéler efficaces, mais cela va prendre un peu de temps : l’incubation de la maladie est longue. Elle va continuer à progresser en France jusqu’à atteindre un pic en 2001.

Une « 2ème crise de l’ESB » va intervenir en 2000, en lien avec le développement de la maladie (ou plutôt la mise en place de tests supplémentaires) et à des images télévisuelles fortes. De nouvelles mesures sont prises. Dans le département, les premiers cas sont détectés en 2001. La gestion en est délicate et la couverture médiatique peu appréciée …

Avec la diminution du nombre de cas, certaines mesures sont assouplies, comme celles appliquées dans les troupeaux atteints : depuis 2002, l’abattage est sélectif. Mais les mesures de contrôle de la maladie demeurent très rigoureuses (et coûteuses pour l’Etat), avec en particulier le contrôle des bovins à l’abattoir et le retrait des matériaux à risque.

 

Au niveau de l’élevage

  • La surveillance clinique des animaux, avec le repérage des bovins présentant des troubles neurologiques évocateurs de la maladie et la déclaration des suspicions.
  • Le retrait de la consommation humaine des animaux euthanasiés pour cause de maladie.
  • La mise en œuvre des mesures de police sanitaire en cas de confirmation de l’ESB. Elles prévoient en particulier l’élimination indemnisée (suite à expertise) des bovins à risque (cohorte du bovin atteint).

 

Au niveau de l’abattoir

  • Le contrôle systématique des animaux à leur arrivée à l’abattoir complété par le dépistage des bovins de plus de 48 mois. Cet âge est porté à 24 mois si l’animal est accidenté.
  • Le retrait systématique des matériaux à risque spécifiés (MRS). Il s’agit des tissus qui, même en l’absence de symptômes apparents sur les bovins, peuvent être infectieux.

 

Au niveau de équarrissage

Dépistage systématique des bovins de plus de 24 mois.

Ces dispositions sont complétées par des mesures relatives à l’utilisation des graisses et farines animales dans l’alimentation des troupeaux, ainsi que par des mesures sanitaires à l’importation.

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